Intérêts scientifiques actuels

La principale pression de sélection pour un parasite est son hôte, sans lequel il ne pourrait assurer son développement et obtenir une descendance. L’évolution des parasites est donc intimement liée à celle de leurs « stratégies parasitaires », c'est-à-dire de leurs adaptations à l’écologie, au comportement, à la physiologie (et en particulier l’immunité) de leurs hôtes. Ces stratégies sont variées, et échappent parfois à la logique phylogénétique, puisque des parasites phylogénétiquement proches emploient parfois des stratégies radicalement différentes, ou des parasites phylogénétiquement éloignés peuvent au contraire converger dans le type de stratégies employées.

 

Je m’intéresse à ces stratégies parasitaires, aux stratégies de défense des hôtes et aux facteurs écologiques contribuant à leur diversité ou à leurs évolutions convergentes. Ma démarche est de type « intégrative », puisque j’étudie les stratégies parasitaires à l’aide d’outils variés, tels que l’écologie comportementale, l’immunologie, la génétique, l’analyse protéique ou la microscopie à fluorescence, et replace constamment mes recherches dans un contexte écologique et évolutif. Tout en étant et souhaitant rester une biologiste des populations, je m’interroge sur « le contenu des boites noires » afin de mieux comprendre l’évolution des interactions hôte-parasite.

 

 

Je m’intéresse principalement à 2 thématiques :

 

 

Immuno-ecologie

Je cherche à caractériser avec une approche à la fois fonctionnelle et éco-évolutive les facteurs contribuant au succès ou échec d’un parasite dans son hôte. Ces facteurs peuvent être génétiques (gènes de résistance de l’hôte, gènes de virulence des parasites), environnementaux (température, nutrition…) ou ontogéniques/épigénétiques (liés à l’histoire de vie de chaque partenaire, telle que l’exposition préalable d’un hôte ou de ses parents à des parasites).

-          Au cours de ma thèse, j’ai étudié les bases génétiques, physiologiques et moléculaires des variations génétiques de résistance et virulence dans l’interaction entre la drosophile et son parasitoïde Leptopilina boulardi (hyménoptère)

-          Dans le cadre de mon postdoc actuel (post-doc 3, université de Dijon), je cherche à déterminer le mécanisme physiologique et moléculaire permettant à un insecte (le ver de farine Tenebrio molitor) stimulé immunologiquement de transmettre à sa descendance une « immunocompétence » accrue.

Stratégies de transmission parasitaires

Je m’intéresse également aux stratégies employées par les parasites pour être transmis d’un hôte à l’autre. J’ai étudié en particulier le mécanisme de transmission mère-progéniture de 3 espèces de microsporidies, deux infectant le crustacé Gammarus duebeni (post-doc 1, université de Leeds, Royaume Uni), la 3e le nématode Caenorhabditis elegans (post-doc 2, Université de Kiel, Allemagne).